Un trésor nazi retrouvé

Un bateau à vapeur avec un butin, fruit du pillage des nazis à l’époque de la Seconde Guerre mondiale, a été découvert au large de la Crimée. Le célèbre bateau à vapeur Boy Feddersen, disparu lors de la Seconde Guerre mondiale, non loin de la ville d’Eupatoria en Crimée, a été découvert par des plongeurs sous-marins, relate la chaîne russe NTV. D’après les historiens soviétiques, l’histoire du bateau s’est terminée en 1941 quand il a soit péri en mer, soit été envoyé à la casse. En réalité, le navire qui, d’après certaines informations, avait une partie du trésor de guerre des nazis à son bord, a coulé au large de la Crimée, près de la ville d’Eupatoria et se trouvait au fond de la mer jusqu’à ce que des plongeurs sous-marins ne l’y découvrent il y a peu. D’après le chef de l’expédition Roman Dounaïev, le bateau à l’histoire fascinante a été découvert entre Sébastopol et le cap Tarkhankut, lors de recherches du sous-marin D-4. La décision de sa sortie d’eau doit être prise après la fin de l’expédition, en mai. Le bateau à vapeur Kharkiv (rebaptisé après Boy Feddersen) a été construit en Allemagne en 1914, et a été utilisé par les Britanniques puis par les Espagnols pour être finalement acheté par l’Union soviétique en 1931. Il était le plus grand navire de la compagnie de navigation de la mer Noire avant-guerre. Lors des manœuvres de retraites des troupes soviétiques en 1941, ils ont dû saborder le navire et l’abandonner dans la ville de Nikolaïev. Le bateau à vapeur a été ensuite remis à flot par les nazis qui l’ont rebaptisé Boy Feddersen et l’ont ensuite utilisé pour le transport militaire de la Roumanie à Sébastopol. Le navire a coulé en 1943 suite à une attaque combinée d’avions et d’un sous-marin soviétiques. Il repose actuellement à une profondeur de 90 mètres.

Les élections vues d’Italie

J’ai une confession à vous faire. Les élections approchent, et pour la première fois de mon existence, je ne sais pas pour qui je vais voter. Et ce qui est tragique, c’est que je suis loin d’être le seul à ne pouvoir faire un choix. Dernièrement, je suis par exemple allé à un incentive à Florence en Italie où j’ai abordé cette question avec d’autres personnes. Et j’ai été frappé de voir que pas mal de gens partageaient le même point de vue : ils reconnaissaient toute la gravité du prochain vote, mais étaient encore indécis. Dans les faits, aucun challenger ne leur semblait être une bonne solution. Le manque de choix n’est pourtant pas à la source du problème. Les candidats nous soumettent au contraire des orientations pour le moins divergentes. Entre l’austérité totale de Fillon et le programme en creux de Macron, tout semble à première vue aller pour le mieux. Mais ce serait nier une réalité : aucun des candidats principaux n’a l’air d’avoir de solutions réelles ; aucun ne répond aux attentes. Fillon, le parfait exemple du politicien véreux et moraliste ? Macron qui se prend pour un messie mais n’a aucune idée à lui ? Hamon, qui sort de l’argent de nulle part ? Marine, qui pense qu’abandonner l’euro est une bonne idée ? D’après moi, ces candidats fument la moquette : ils proposent des solutions surréalistes. Et chacun d’eux nous mènera au désastre, en fin de compte. Du coup, quelle est la solution à tout ça ? La réponse est qu’il n’y en a aucune : les candidats favoris sont tous de mauvais choix. Du coup, je crois que je vais m’intéresser aux petits candidats dont on entend pour l’instant très peu parler. Ils peinent à exister dans un paysage politique qui favorise largement les grands partis, mais qui sait ce qu’il en sera sous peu. D’une part, lorsque ces élections commenceront vraiment, l’égalité de temps de parole va remuer les choses : ces individus seront alors sous les projecteurs. Puis si suffisamment d’électeurs ne supportent plus tous ces gens qui se réclament anti-systèmes mais sont de purs animaux politiques, les candidats vraiment anti-système pourraient s’attirer de nombreux votes. Ces élections sont bien assez folles pour ça ! Quoi qu’il en soit, cet incentive en Italie était très agréable. Voilà le site de l’agence qui l’a préparé, si vous voulez jeter un oeil.

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«Des difficultés d’accès des usagers des services publics

«Complexité», «erreurs», «délais d’attente», «demandes répétées de pièces justificatives» : dans son rapport annuel, le Défenseur des droits pointe les errements d’une administration française parfois kafkaïenne, face à laquelle les usagers ont du mal à s’y retrouver. Ici, c’est une mère isolée qui a demandé de l’aide au Défenseur des droits pour récupérer une allocation qui ne lui était plus versée depuis quatre ans, et ce malgré de nombreuses réclamations. Là, c’est un retraité qui, après plusieurs interventions de l’autorité indépendante chargée de défendre les droits des citoyens, a pu toucher, à nouveau, sa pension de retraite, suspendue pendant un an après une erreur administrative. Ailleurs, c’est un citoyen dont le dossier de demande de retraite, resté sans réponse pendant neuf mois, a fini par être traité après une action du Défenseur des droits. Au total, l’an passé, 86 596 dossiers de réclamations ont été traités par cette institution dirigée par Jacques Toubon, qui publie, ce jeudi, son rapport annuel. Des cas loin d’être isolés, selon l’autorité indépendante qui dénonce des «difficultés d’accès des usagers des services publics, parfois insurmontables», mais aussi des «phénomènes remettant en cause l’efficacité de l’action publique». Chaque année, selon l’Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore), structure universitaire rattachée au CNRS, ce sont 5,7 milliards d’euros de Revenu de solidarité active (RSA) qui ne sont pas versés à des personnes qui pourraient pourtant y prétendre, mais aussi 700 millions d’euros de couverture maladie universelle complémentaire, 378 millions d’euros d’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (chiffres publiés en 2012). La faute, selon le rapport du Défenseur des droits à «la multiplication des procédures administratives, leur complexité, voire leur instabilité, ainsi que leur dématérialisation progressive [qui] créent des risques pour un accès aux droits égal». Des difficultés d’accès liées à un déficit d’information sur les droits et les démarches à entreprendre, mais aussi aux failles des dispositifs d’accompagnement, qui toucheraient surtout les populations les plus fragiles. Dans son viseur : Pôle Emploi, la Caisse nationale de l’assurance maladie ou encore le réseau des caisses d’allocations familiales. Dans une enquête publiée à l’occasion de la sortie de son rapport, l’autorité estime ainsi qu’une personne sur cinq éprouve des difficultés à effectuer des démarches administratives. Ils sont autant à penser qu’une décision défavorable d’un service public n’est pas contestable. «Délai d’attente», «manque d’information», «mauvais accueil», «demandes répétées de pièces justificatives» : plus de 50% des personnes interrogées ont expérimenté au moins une fois dans les cinq dernières années des difficultés pour résoudre un problème avec une administration. Et quand elles tombent sur un os, elles sont 12% à abandonner les démarches, notamment les plus jeunes, les personnes les moins diplômées, les populations confrontées à des difficultés socio-économiques et celles maîtrisant partiellement la langue française. Des difficultés qui se vérifient aussi sur le terrain, selon le Défenseur des droits et ses délégués, «unanimes à dénoncer l’amplification de l’inaccessibilité des services». Et la liste de leurs griefs est longue : silence de l’administration, absence de réponse donnée à la «simple demande de communication d’un document» ou encore le nombre «excessif» et croissant de pièces justificatives requises pour pouvoir bénéficier de certaines prestations. Exemple avec le Revenu de solidarité active (RSA) pour lequel la liste des pièces justificatives demandées par les conseils départementaux n’aurait cessé d’augmenter dans certains départements.

A Tromso

Il y a peu, j’ai fait un sympathique voyage de groupe où j’ai pu découvrir Tromso en Norvège avec ma douce. Et je dois dire que nous avons bien apprécié cette destination. Le fait que nous voyagions en groupe surprend souvent notre entourage, mais cette manière de voyager est en fait relativement récente. Pendant longtemps, nous sommes en effet partis sans aide. Même le fait que des gens aiment voyager ensemble nous révulsait. Je tiens à préciser que nous ne sommes pas particulièrement antisociaux (du moins, pas plus que les autres). Simplement, nous avions pris le parti de voyager seuls après avoir expérimenté des vacances particulièrement glauques entre amis. Un vrai désastre. Nous ne nous sommes plus vus à la suite de ça. Nous les fréquentions pourtant depuis des lustres. Mais il nous a suffi de vivre avec eux 24h/24 pour nous apercevoir de certaines choses. Nons avons vite compris dès le premier jour que, de leur point de vue, les vacances voulaient dire farniente : ils quittaient le lit à la mi-journée, buvaient leur café en discutant pendant des heures, puis retournaient dormir un peu pour émerger vers treize heures. Le rêve, quand vous êtes sur le pied de guerre dès neuf heures du matin ! Autant vous dire que j’ai maudit ce voyage et que j’ai souvent rêvé de les abandonner sur une aire d’autoroute. Et pourtant, contre toute attente, nous avons finalement adhéré aux voyages organisés. C’est qu’en fait, il est moins gênant de voyager avec des individus quand on ne les connaît pas. On peut ainsi parfaitement jouer les asociaux, étant donné que les enjeux sont nettement moins grands. C’est l’idée du choix qui nous fascine avec le voyage de groupe, en définitive : on peut choisir de voyager en symbiose ou au contraire de faire bande à part. Et vous pouvez me croire, ça compte beaucoup. Voilà l’agence à laquelle nous avons fait appel pour ce voyage de groupe en Norvège. Ma femme et moi en sommes revenus des étoiles plein les yeux !

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La neutralité du net en question

“Triomphe”, “victoire”… Les organisations qui luttent pour la neutralité du net n’ont pas caché leur soulagement, après la publication, ce mardi, des grandes lignes directrices du BEREC, l’Organe des régulateurs européens des communications électroniques. Fin 2015, le parlement européen avait adopté un texte flou sur le sujet, les précisions du BEREC ont donc rassurés les acteurs concernés par la protection des données. Dans les détails, les régulateurs nationaux pourront ainsi sanctionner les fournisseurs d’accès (FAI) si ces derniers décident de dégrader la qualité du réseau pour favoriser ou défavoriser un service. De la même façon, le “zéro-rating” sera, dans les faits, quasi-interdit. Il s’agit d’une technique des FAI pour ne pas facturer l’accès à certains services et ainsi les avantager, empêchant ainsi une concurrence saine et un accès égal à tous les services. Pour autant, il faut désormais que les régulateurs nationaux harmonisent leurs décisions car s’ils ont désormais la possibilité de sanctionner, leur interprétation de chaque situation sera déterminante.

Internet nous rend amnésique

Avec le développement des technologies, serions-nous tous bientôt sujet à une grande «amnésie numérique»? Pour preuve, on ne se rappelle plus d’aucun numéro de téléphone. Heureusement, les sciences viennent nous dire qu’il ne faut peut-être pas s’angoisser trop vite. Explications. Depuis que le numérique a envahi nos vies, nous avons moins besoin de solliciter notre mémoire. Pourquoi prendre le risque d’oublier l’anniversaire d’un proche ou une soirée entre amis quand on peut tout stocker dans son agenda en ligne et recevoir une alerte le moment venu? Paul McCartney expliquait dans une interview que les Beatles ont perdu beaucoup de chansons dans les années 1960, faute d’outils pour les enregistrer «à la volée». «Nous imaginions une chanson, et nous essayions de nous en souvenir. Mais il y avait toujours un risque qu’on l’oublie. Et si, en nous réveillant le lendemain matin, nous l’avions oubliée, c’était fichu.» Aujourd’hui, tout a changé: il peut «composer la chanson, la peaufiner, la mémoriser et l’enregistrer dans la foulée». Au vu des transformations liées à l’omniprésence du numérique dans nos vies, les chercheurs se sont penchés sur l’impact profond de la technologie sur l’apprentissage et sur la mémoire. Certaines études suggèrent que notre dépendance aux outils numérique –qui nous permettent de stocker toutes sortes d’informations– nous mène à une sorte d’«amnésie numérique». Dans le cadre de cette étude, on a questionné 1.000 personnes de 16 ans et plus sur leur usage du numérique: 91 % d’entre elles admettaient se servir des outils numériques comme d’une mémoire externe. Dans une autre enquête, menée sur 6.000 personnes, 71% des participants ne se rappelaient pas du numéro de téléphone de leurs enfants et 57% ne se souvenaient pas du numéro de téléphone de leur bureau. Cela tend donc à prouver que le fait de compter sur les outils numériques endommage notre mémoire. Mais avant de se lamenter sur cette apparente perte de mémoire, il faut se pencher sur des études plus récentes, qui laissent penser qu’en réalité, notre mémoire s’adapte. L’une de ces recherches s’intéresse à la façon dont notre mémoire s’appuie sur les ordinateurs, à travers une série d’expériences. Dans l’une de ces expériences, les participants doivent se servir de l’ordinateur pour écrire une série de déclarations, comme «l’œil de l’autruche est plus gros que son cerveau». Les chercheurs ont dit à la moitié d’entre eux que leurs documents seraient sauvegardés, et à l’autre moitié qu’ils ne le seraient pas. Or, ceux qui pensaient que leur travail serait sauvegardé ont plus de mal à se souvenir des phrases qu’ils avaient notées. Dans une autre expérience, les participants doivent noter une série de déclarations qui sont enregistrées dans des dossiers spécifiques. On leur demande ensuite de se rappeler des phrases et des dossiers dans lesquels elles sont stockées. Globalement, ils se souviennent mieux des dossiers que des phrases. Que peut-on en conclure? Simplement que la technologie transforme notre façon d’organiser l’information, de sorte que nous nous rappelons uniquement de ce qui n’est pas enregistré ailleurs, et que nous donnons la priorité au lieu de stockage de l’information –et non plus à l’information elle-même. Cette conclusion a mené les chercheurs à former l’hypothèse selon laquelle les outils numériques sont devenus une forme de «mémoire transactive». La théorie de la «mémoire transactive» date des années 1980 et suggère que la mémoire du groupe est supérieure à la somme des mémoires individuelles. D’après cette théorie, les individus peuvent stocker et distribuer l’information de façon collective: ce stock commun de connaissances permet à chacun d’accéder à une information qu’il ne connaît pas, mais dont il sait qu’un membre du groupe la connaît. C’est la même chose avec internet: nous développons une «mémoire transactive» qui se focalise sur le lieu où l’information est stockée et non sur l’information elle-même. Une autre étude menée récemment a suivi cette piste et permis de découvrir que le fait de sauvegarder une information sur nos ordinateurs ne change pas seulement la façon dont notre cerveau interagit avec elle, mais nous aide également à apprendre de nouvelles choses. Dans une expérience dont les résultats ont été publiés l’an dernier, les participants doivent retenir deux listes de mots qui se trouvent dans deux dossiers différents. La moitié des participants doit sauvegarder le premier dossier avant de passer à la deuxième liste, tandis que l’autre moitié doit fermer le premier dossier sans le sauvegarder. L’expérience montre que ceux qui peuvent sauvegarder le premier dossier se rappellent davantage de mots que les autres. En l’occurrence, déléguer sa mémoire à l’ordinateur nous permet de mémoriser de nouvelles informations. En somme, quiconque redoute que la technologie détériore notre précieuse mémoire devrait être rassuré par ces résultats. Évidemment, cela ne veut pas dire qu’il ne faut plus du tout s’inquiéter des effets potentiellement délétères de la technologie: McCartney, dans l’interview évoquée plus haut, disait aussi que les chansons que les Beatles gardaient en mémoire jusqu’à l’enregistrement en studio étaient indéniablement leurs meilleures. Il est donc possible que l’absence de technologie ait fait des Beatles de meilleurs compositeurs. Mais –de même que la tradition orale a disparu au profit de l’écriture– les outils qui nous permettent d’externaliser notre mémoire nous libèrent, puisque nous ne devons plus essayer de nous rappeler de tout. L’augmentation de nos capacités de mémorisation grâce à ces outils est aussi une avancée. Alors, peut-être que nous ferions mieux de nous préoccuper de ce que nous avons gagné en cours de route, plutôt que de nous en faire pour ce que nous avons perdu.

Adrénaline en GT

J’ai toujours été un fondu de conduite automobile. Pour vous dire, je suis régulièrement les courses sur circuit, et je n’aime rien tant que conduire en toute liberté sur les routes de campagne qui offre des virages bien serrés. Pourtant, conduire sur route est le plus souvent incroyablement frustrant : il y a toujours un poids lourd ou un vélo qui viennent gâcher le plaisir et vous obligent à rétrograder. J’aspirais depuis des années à piloter sur un circuit de course, afin de pouvoir conduire sans limitation de vitesse. Un rêve que j’ai finalement eu la chance de réaliser il y a quelques jours lors d’un stage de pilotage. Le véhicule ? Une Mustang Shelby, tout simplement ! :) Ce stage se déroulait à Beauvais, et à bord de cette petite merveille, j’ai eu mon quota de sensations. J’ai tout d’abord aimé les prises de vitesse ; j’avais l’impression en la conduisant de chevaucher un tigre, tellement elle en avait sous le capot ! On était très loin des sensations qu’offre ma petite Polo ! En comparaison, c’est un chaton. Mais j’ai également, et peut-être surtout, apprécié les virages. Parce qu’il y a beaucoup de virages sur un circuit de course, ce qui fait qu’on ne peut pas garder longtemps le pied sur l’accélérateur. A vrai dire, le circuit ne compte même qu’une seule ligne droite, et on la traverse si vite qu’on en profite à peine. Mais cela fait qu’on passe son temps à alterner les accélérations bourrines et les freinages tout aussi brusques, et ça, je peux vous dire que c’est un pur moment de bonheur. Même si c’est assez rude, je dois dire (je peux vous assurer que vers la fin, j’étais sur les rotules). Pourtant, même si ça a beau être crevant, c’est avant tout une expérience inoubliable : pour moi, ça fait partie de ces choses qu’il faut essayer une fois dans sa vie. Si cette expérience vous titille, je vous mets le lien vers le site par lequel je suis passé pour ce stage de pilotage GT. Mais autant vous prévenir, la Mustang Shelby a tout du cheval de rodéo, par moments, et mieux vaut être un conducteur aguerri !

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L’Arabie prête à investir la Syrie

Ryad participerait aux opérations terrestres si la coalition le décide. Parallèlement, la Russie suspecte la Turquie de préparer une intervention militaire en Syrie, ce qui marquerait un nouveau tournant dans la guerre menée contre Daech. La coalition pourrait entrer dans une nouvelle ère dans la guerre qu’elle mène contre l’État Islamique. Riyad a en effet annoncé que le gouvernement était prêt à envoyer des troupes au sol pour combattre État islamique, si la coalition le décide. «Le royaume est prêt à participer à des opérations au sol que la coalition (contre Daech) peut accepter d’effectuer en Syrie», a déclaré lors d’une interview à Al- Arabiya, le porte-parole militaire du Royaume. Des sources saoudiennes ont confirmé au Guardian que des milliers de forces spéciales pourraient être déployés, probablement en coordination avec la Turquie. Parallèlement, l’armée russe a affirmé ce jeudi avoir «des raisons sérieuses» de croire que la Turquie prépare une «intervention militaire» en Syrie voisine, invoquant l’interdiction la veille par Ankara du survol de son territoire par un avion de reconnaissance russe. «Nous avons de sérieuses raisons de soupçonner une préparation intensive de la Turquie pour une intervention militaire sur le territoire d’un État souverain: la Syrie», a indiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov, dans un communiqué. Les deux pays militent pour la destitution du président syrien, Bachar al - Assad. Ils doutent que la crise puisse être réglée politiquement, sans autre pression militaire sur Damas. L’Arabie saoudite est l’un des premiers pays arabes à avoir rejoint la coalition contre l’Etat Islamique mise en place par Barack Obama en Septembre 2014 mais l’implication de Ryad dans le conflit s’est rapidement affaiblie. Ce n’est pas la première fois qu’un pays de la coalition évoque la possibilité d’envoyer des troupes au sol mais l’annonce de Ryad parait, cette fois, officielle et sérieuse. L’Iran était jusqu’à présent l’un des rares pays à avoir envoyé des troupes au sol pour combattre Daech.

La mauvaise fin d’Air Cocaïne

L’Egypte a interpellé aujourd’hui le criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, Christophe Naudin, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la République dominicaine pour avoir organisé l’évasion de deux pilotes français condamnés à des peines de prison dans une affaire de trafic de drogue, ont indiqué des responsables de la sécurité au Caire. Christophe Naudin sera déféré samedi devant un magistrat du parquet égyptien, qui étudiera son éventuelle extradition, ont précisé les responsables. Le Français avait aidé à organiser l’exfiltration, fin octobre, des pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés tous deux à 20 ans de prison par la justice dominicaine pour trafic de drogue dans l’affaire dite “Air Cocaïne”. Fin novembre, la République dominicaine avait émis un mandat d’arrêt international contre lui, le député européen Aymeric Chauprade et Pierre Malinowski, l’assistant parlementaire à Strasbourg de Jean-Marie Le Pen (ancien président du parti d’extrême droite Front national) pour leur implication dans l’évasion des deux pilotes français. Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos avaient été arrêtés en mars 2013 par les autorités dominicaines aux commandes d’un avion de location chargé de valises contenant 680 kg de cocaïne. Anciens militaires reconvertis dans l’aviation d’affaires, ils ont toujours clamé leur innocence. Le 28 octobre dernier, les deux hommes ont quitté clandestinement la République dominicaine dans des conditions rocambolesques et rejoint la France. Peu après leur retour, ils ont été placés en détention provisoire. La justice française a confirmé le 19 novembre leur maintien en détention.

Epistémologie entrepreneuriale

L’idée maîtresse de la démarche critique que nous empruntons de ces quatre formes d’épistémologie est toute simple. Celle-ci ne nous oblige pas à peaufiner des dispositifs théoriques jamais envisagés. De tels dispositifs seraient, dans le meilleur des cas, ou bien pédants ou bien pesants, et dans le pire des cas, nous feraient courir, de par leur importance envahissante, le risque de nous éloigner de notre objectif initial. En revanche, la démarche critique inspirée par ces penseurs consiste en une réflexion accueillante et ‘non-impérialiste’ sur les objets idéels étudiés ou à étudier. Le représentant de l’épistémologie comparative exprime une telle attitude critique en ces termes : « … porter un jugement critique en philosophie c’est se placer, fût-ce provisoirement, dans un système de pensée et en éprouver la rigueur, en découvrir éventuellement les défauts… ». Abondant dans le même sens, le père de la théorétique dispose que « la critique réflexive consiste en la vérification des éléments qui fondent le savoir en eux-mêmes et en la vérification des éléments qui en découlent. Réfléchir sur un savoir revient à cerner le cadre théorique dans lequel ce savoir se déploie ». La démarche critique dont on vient de rappeler la spécificité, ne peut être menée à bien que dans une attitude d’accueil et d’ouverture vis-à-vis du thème qu’on veut explorer. Nous y découvrons une certaine déontologie en matière critique. Cette déontologie est double. D’un côté, le premier devoir du chercheur ne doit pas consister à démasquer des points obscurs d’un savoir qu’on se propose d’étudier. En cela, la critique philosophique n’est pas d’abord et avant tout une ‘remise en question’ ou bien une ‘déconstruction’. De l’autre, la démarche critique voulue implique que le premier devoir à remplir dans une étude critique n’est pas d’imposer quoi que ce soit au modèle théorique à l’examen comme s’il s’agissait de lui exiger de s’aligner sur les normes qui lui seraient totalement exogènes. Une telle exigence, est rappelée de manière simple et claire par le coryphée de l’épistémologie critique qui écrit : « Le but du discours épistémologique n’est pas d’imposer à la discipline étudiée une conception qui lui serait extérieure, mais d’expliciter autant qu’il est possible son armature interne et, éventuellement, à partir de là, de la critiquer en vue de l’aider à être plus étroitement fidèle à ses propres intentions profondes ». Pour faire bref, disons que l’étude critique qu’on s’assigne dans ce travail ne consiste ni en une ‘déconstruction’, ni à soumettre le mécanisme à des exigences autres que celles qui lui sont propres. Une telle critique, on ne peut la mener à bien qu’en adoptant une attitude d’accueil et d’ouverture vis-à-vis du thème qu’on voudrait explorer. Telle est le code de conduite que nous adoptons pour l’élaboration de cet essai. Il fallait s’attarder sur la façon dont nous entendons mener notre étude critique et à l’attitude d’esprit qu’elle impose pour mettre le lecteur en état de comprendre les considérations qui vont suivre. Plus d’informations sur le site spécialiste Séminaire Entreprise.

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