Reims, mais secoué

Samedi dernier, j’ai pratiqué mon premier vol voltige aérienne. Un truc que je rêvais de vivre depuis des lustres, mais que je temporisais chaque fois. Mais pas cette fois. L’expérience a commencé au petit aéro-club, où j’ai rencontré mon pilote : Samuel. Celui-ci m’a tout d’abord  présenté l’avion (un petit bi-place ultra-performant), puis je suis aller revêtir ma combinaison. Puis nous sommes partis pour une demi-heure de délire à plein régime. J’ai serré les dents entre boucles, vols sur le dos et autres renversementsIl me semble bien avoir dit quelques jurons entre deux figures. Mais heureusement, mon pilote était manifestement habitué à cette réaction. Cinq minutes avant la fin, j’ai commencé à me sentir vraiment mal, et Samuel a voulu ralentir la cadence. Mais mon estomac ne l’entendait pas de cette oreille et j’ai dû user du petit sac à vomi qu’on m’avait charitablement fourni avant l’embarquement. Fichue arrogance : je n’aurais pas dû jurer que tout allait pour le mieux lorsque je sentais mon déjeuner par l’entrée. L’usage de ce sac est loin d’être obligatoire, en réalité. Samuel se calque sur les attentes de la personne pour que ce dernier atterrisse en forme. Comme il me l’a dit lui-même lors du débriefing: le but n’est pas tant d’épater les gens lors du baptême que de leur faire ressentir les joies de la voltige. Le but n’est en aucun cas de vider l’estomac. Ceci dit, cette mésaventure reste secondaire et ne gâche en rien l’expérience. Au cours du vol, les figures m’ont fait découvrir les sensations qu’on goûte entre -3,4G et 6G. Cela veut dire que dans certaines boucles, je pesais 6 fois mon poids habituel ! Je vous laisse imaginer les sensations que cela offre. Mais le plus dur, c’est quand même les phases de micro-gravité : ce sont elles qui rendent vite malade. En hyper-gravité, le repas reste au fond de l’estomac. En micro-gravité, il a curieusement tendance à vouloir voir le monde extérieur. Cerise sur le gâteau, Florian m’a même prêté les commandes pour quelques minutes. J’ai ainsi pu accomplir une vrille avant qu’on ne doive rejoindre l’aéro-club ! Ete le trop plein de sensations fortes pas mal de temps à s’émousser que quelques heures après avoir regagné la terre ferme. Si vous n’avez jamais essayé, je vous recommande vraiment l’aventure. Ca vaut vraiment le coup de tenter ces choses-là que l’on n’a pas d’accomplir. En tout cas, si on me le reproposait, je foncerais sans hésiter (vous avez perçu le message subliminal ?) ! Mais en ayant l’estomac à vide, cette fois. Je vous mets en lien la page où j’ai trouvé mon expérience de voltige aérienne. Avis aux amateurs….Pour plus d’informations, allez sur le site de cette expérience de voltige aérienne à Reims et retrouvez toutes les infos.

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