A Tromso

Il y a peu, j’ai fait un sympathique voyage de groupe où j’ai pu découvrir Tromso en Norvège avec ma douce. Et je dois dire que nous avons bien apprécié cette destination. Le fait que nous voyagions en groupe surprend souvent notre entourage, mais cette manière de voyager est en fait relativement récente. Pendant longtemps, nous sommes en effet partis sans aide. Même le fait que des gens aiment voyager ensemble nous révulsait. Je tiens à préciser que nous ne sommes pas particulièrement antisociaux (du moins, pas plus que les autres). Simplement, nous avions pris le parti de voyager seuls après avoir expérimenté des vacances particulièrement glauques entre amis. Un vrai désastre. Nous ne nous sommes plus vus à la suite de ça. Nous les fréquentions pourtant depuis des lustres. Mais il nous a suffi de vivre avec eux 24h/24 pour nous apercevoir de certaines choses. Nons avons vite compris dès le premier jour que, de leur point de vue, les vacances voulaient dire farniente : ils quittaient le lit à la mi-journée, buvaient leur café en discutant pendant des heures, puis retournaient dormir un peu pour émerger vers treize heures. Le rêve, quand vous êtes sur le pied de guerre dès neuf heures du matin ! Autant vous dire que j’ai maudit ce voyage et que j’ai souvent rêvé de les abandonner sur une aire d’autoroute. Et pourtant, contre toute attente, nous avons finalement adhéré aux voyages organisés. C’est qu’en fait, il est moins gênant de voyager avec des individus quand on ne les connaît pas. On peut ainsi parfaitement jouer les asociaux, étant donné que les enjeux sont nettement moins grands. C’est l’idée du choix qui nous fascine avec le voyage de groupe, en définitive : on peut choisir de voyager en symbiose ou au contraire de faire bande à part. Et vous pouvez me croire, ça compte beaucoup. Voilà l’agence à laquelle nous avons fait appel pour ce voyage de groupe en Norvège. Ma femme et moi en sommes revenus des étoiles plein les yeux !

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La neutralité du net en question

“Triomphe”, “victoire”… Les organisations qui luttent pour la neutralité du net n’ont pas caché leur soulagement, après la publication, ce mardi, des grandes lignes directrices du BEREC, l’Organe des régulateurs européens des communications électroniques. Fin 2015, le parlement européen avait adopté un texte flou sur le sujet, les précisions du BEREC ont donc rassurés les acteurs concernés par la protection des données. Dans les détails, les régulateurs nationaux pourront ainsi sanctionner les fournisseurs d’accès (FAI) si ces derniers décident de dégrader la qualité du réseau pour favoriser ou défavoriser un service. De la même façon, le “zéro-rating” sera, dans les faits, quasi-interdit. Il s’agit d’une technique des FAI pour ne pas facturer l’accès à certains services et ainsi les avantager, empêchant ainsi une concurrence saine et un accès égal à tous les services. Pour autant, il faut désormais que les régulateurs nationaux harmonisent leurs décisions car s’ils ont désormais la possibilité de sanctionner, leur interprétation de chaque situation sera déterminante.

Internet nous rend amnésique

Avec le développement des technologies, serions-nous tous bientôt sujet à une grande «amnésie numérique»? Pour preuve, on ne se rappelle plus d’aucun numéro de téléphone. Heureusement, les sciences viennent nous dire qu’il ne faut peut-être pas s’angoisser trop vite. Explications. Depuis que le numérique a envahi nos vies, nous avons moins besoin de solliciter notre mémoire. Pourquoi prendre le risque d’oublier l’anniversaire d’un proche ou une soirée entre amis quand on peut tout stocker dans son agenda en ligne et recevoir une alerte le moment venu? Paul McCartney expliquait dans une interview que les Beatles ont perdu beaucoup de chansons dans les années 1960, faute d’outils pour les enregistrer «à la volée». «Nous imaginions une chanson, et nous essayions de nous en souvenir. Mais il y avait toujours un risque qu’on l’oublie. Et si, en nous réveillant le lendemain matin, nous l’avions oubliée, c’était fichu.» Aujourd’hui, tout a changé: il peut «composer la chanson, la peaufiner, la mémoriser et l’enregistrer dans la foulée». Au vu des transformations liées à l’omniprésence du numérique dans nos vies, les chercheurs se sont penchés sur l’impact profond de la technologie sur l’apprentissage et sur la mémoire. Certaines études suggèrent que notre dépendance aux outils numérique –qui nous permettent de stocker toutes sortes d’informations– nous mène à une sorte d’«amnésie numérique». Dans le cadre de cette étude, on a questionné 1.000 personnes de 16 ans et plus sur leur usage du numérique: 91 % d’entre elles admettaient se servir des outils numériques comme d’une mémoire externe. Dans une autre enquête, menée sur 6.000 personnes, 71% des participants ne se rappelaient pas du numéro de téléphone de leurs enfants et 57% ne se souvenaient pas du numéro de téléphone de leur bureau. Cela tend donc à prouver que le fait de compter sur les outils numériques endommage notre mémoire. Mais avant de se lamenter sur cette apparente perte de mémoire, il faut se pencher sur des études plus récentes, qui laissent penser qu’en réalité, notre mémoire s’adapte. L’une de ces recherches s’intéresse à la façon dont notre mémoire s’appuie sur les ordinateurs, à travers une série d’expériences. Dans l’une de ces expériences, les participants doivent se servir de l’ordinateur pour écrire une série de déclarations, comme «l’œil de l’autruche est plus gros que son cerveau». Les chercheurs ont dit à la moitié d’entre eux que leurs documents seraient sauvegardés, et à l’autre moitié qu’ils ne le seraient pas. Or, ceux qui pensaient que leur travail serait sauvegardé ont plus de mal à se souvenir des phrases qu’ils avaient notées. Dans une autre expérience, les participants doivent noter une série de déclarations qui sont enregistrées dans des dossiers spécifiques. On leur demande ensuite de se rappeler des phrases et des dossiers dans lesquels elles sont stockées. Globalement, ils se souviennent mieux des dossiers que des phrases. Que peut-on en conclure? Simplement que la technologie transforme notre façon d’organiser l’information, de sorte que nous nous rappelons uniquement de ce qui n’est pas enregistré ailleurs, et que nous donnons la priorité au lieu de stockage de l’information –et non plus à l’information elle-même. Cette conclusion a mené les chercheurs à former l’hypothèse selon laquelle les outils numériques sont devenus une forme de «mémoire transactive». La théorie de la «mémoire transactive» date des années 1980 et suggère que la mémoire du groupe est supérieure à la somme des mémoires individuelles. D’après cette théorie, les individus peuvent stocker et distribuer l’information de façon collective: ce stock commun de connaissances permet à chacun d’accéder à une information qu’il ne connaît pas, mais dont il sait qu’un membre du groupe la connaît. C’est la même chose avec internet: nous développons une «mémoire transactive» qui se focalise sur le lieu où l’information est stockée et non sur l’information elle-même. Une autre étude menée récemment a suivi cette piste et permis de découvrir que le fait de sauvegarder une information sur nos ordinateurs ne change pas seulement la façon dont notre cerveau interagit avec elle, mais nous aide également à apprendre de nouvelles choses. Dans une expérience dont les résultats ont été publiés l’an dernier, les participants doivent retenir deux listes de mots qui se trouvent dans deux dossiers différents. La moitié des participants doit sauvegarder le premier dossier avant de passer à la deuxième liste, tandis que l’autre moitié doit fermer le premier dossier sans le sauvegarder. L’expérience montre que ceux qui peuvent sauvegarder le premier dossier se rappellent davantage de mots que les autres. En l’occurrence, déléguer sa mémoire à l’ordinateur nous permet de mémoriser de nouvelles informations. En somme, quiconque redoute que la technologie détériore notre précieuse mémoire devrait être rassuré par ces résultats. Évidemment, cela ne veut pas dire qu’il ne faut plus du tout s’inquiéter des effets potentiellement délétères de la technologie: McCartney, dans l’interview évoquée plus haut, disait aussi que les chansons que les Beatles gardaient en mémoire jusqu’à l’enregistrement en studio étaient indéniablement leurs meilleures. Il est donc possible que l’absence de technologie ait fait des Beatles de meilleurs compositeurs. Mais –de même que la tradition orale a disparu au profit de l’écriture– les outils qui nous permettent d’externaliser notre mémoire nous libèrent, puisque nous ne devons plus essayer de nous rappeler de tout. L’augmentation de nos capacités de mémorisation grâce à ces outils est aussi une avancée. Alors, peut-être que nous ferions mieux de nous préoccuper de ce que nous avons gagné en cours de route, plutôt que de nous en faire pour ce que nous avons perdu.

Adrénaline en GT

J’ai toujours été un fondu de conduite automobile. Pour vous dire, je suis régulièrement les courses sur circuit, et je n’aime rien tant que conduire en toute liberté sur les routes de campagne qui offre des virages bien serrés. Pourtant, conduire sur route est le plus souvent incroyablement frustrant : il y a toujours un poids lourd ou un vélo qui viennent gâcher le plaisir et vous obligent à rétrograder. J’aspirais depuis des années à piloter sur un circuit de course, afin de pouvoir conduire sans limitation de vitesse. Un rêve que j’ai finalement eu la chance de réaliser il y a quelques jours lors d’un stage de pilotage. Le véhicule ? Une Mustang Shelby, tout simplement ! :) Ce stage se déroulait à Beauvais, et à bord de cette petite merveille, j’ai eu mon quota de sensations. J’ai tout d’abord aimé les prises de vitesse ; j’avais l’impression en la conduisant de chevaucher un tigre, tellement elle en avait sous le capot ! On était très loin des sensations qu’offre ma petite Polo ! En comparaison, c’est un chaton. Mais j’ai également, et peut-être surtout, apprécié les virages. Parce qu’il y a beaucoup de virages sur un circuit de course, ce qui fait qu’on ne peut pas garder longtemps le pied sur l’accélérateur. A vrai dire, le circuit ne compte même qu’une seule ligne droite, et on la traverse si vite qu’on en profite à peine. Mais cela fait qu’on passe son temps à alterner les accélérations bourrines et les freinages tout aussi brusques, et ça, je peux vous dire que c’est un pur moment de bonheur. Même si c’est assez rude, je dois dire (je peux vous assurer que vers la fin, j’étais sur les rotules). Pourtant, même si ça a beau être crevant, c’est avant tout une expérience inoubliable : pour moi, ça fait partie de ces choses qu’il faut essayer une fois dans sa vie. Si cette expérience vous titille, je vous mets le lien vers le site par lequel je suis passé pour ce stage de pilotage GT. Mais autant vous prévenir, la Mustang Shelby a tout du cheval de rodéo, par moments, et mieux vaut être un conducteur aguerri !

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L’Arabie prête à investir la Syrie

Ryad participerait aux opérations terrestres si la coalition le décide. Parallèlement, la Russie suspecte la Turquie de préparer une intervention militaire en Syrie, ce qui marquerait un nouveau tournant dans la guerre menée contre Daech. La coalition pourrait entrer dans une nouvelle ère dans la guerre qu’elle mène contre l’État Islamique. Riyad a en effet annoncé que le gouvernement était prêt à envoyer des troupes au sol pour combattre État islamique, si la coalition le décide. «Le royaume est prêt à participer à des opérations au sol que la coalition (contre Daech) peut accepter d’effectuer en Syrie», a déclaré lors d’une interview à Al- Arabiya, le porte-parole militaire du Royaume. Des sources saoudiennes ont confirmé au Guardian que des milliers de forces spéciales pourraient être déployés, probablement en coordination avec la Turquie. Parallèlement, l’armée russe a affirmé ce jeudi avoir «des raisons sérieuses» de croire que la Turquie prépare une «intervention militaire» en Syrie voisine, invoquant l’interdiction la veille par Ankara du survol de son territoire par un avion de reconnaissance russe. «Nous avons de sérieuses raisons de soupçonner une préparation intensive de la Turquie pour une intervention militaire sur le territoire d’un État souverain: la Syrie», a indiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov, dans un communiqué. Les deux pays militent pour la destitution du président syrien, Bachar al - Assad. Ils doutent que la crise puisse être réglée politiquement, sans autre pression militaire sur Damas. L’Arabie saoudite est l’un des premiers pays arabes à avoir rejoint la coalition contre l’Etat Islamique mise en place par Barack Obama en Septembre 2014 mais l’implication de Ryad dans le conflit s’est rapidement affaiblie. Ce n’est pas la première fois qu’un pays de la coalition évoque la possibilité d’envoyer des troupes au sol mais l’annonce de Ryad parait, cette fois, officielle et sérieuse. L’Iran était jusqu’à présent l’un des rares pays à avoir envoyé des troupes au sol pour combattre Daech.

La mauvaise fin d’Air Cocaïne

L’Egypte a interpellé aujourd’hui le criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, Christophe Naudin, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la République dominicaine pour avoir organisé l’évasion de deux pilotes français condamnés à des peines de prison dans une affaire de trafic de drogue, ont indiqué des responsables de la sécurité au Caire. Christophe Naudin sera déféré samedi devant un magistrat du parquet égyptien, qui étudiera son éventuelle extradition, ont précisé les responsables. Le Français avait aidé à organiser l’exfiltration, fin octobre, des pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés tous deux à 20 ans de prison par la justice dominicaine pour trafic de drogue dans l’affaire dite “Air Cocaïne”. Fin novembre, la République dominicaine avait émis un mandat d’arrêt international contre lui, le député européen Aymeric Chauprade et Pierre Malinowski, l’assistant parlementaire à Strasbourg de Jean-Marie Le Pen (ancien président du parti d’extrême droite Front national) pour leur implication dans l’évasion des deux pilotes français. Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos avaient été arrêtés en mars 2013 par les autorités dominicaines aux commandes d’un avion de location chargé de valises contenant 680 kg de cocaïne. Anciens militaires reconvertis dans l’aviation d’affaires, ils ont toujours clamé leur innocence. Le 28 octobre dernier, les deux hommes ont quitté clandestinement la République dominicaine dans des conditions rocambolesques et rejoint la France. Peu après leur retour, ils ont été placés en détention provisoire. La justice française a confirmé le 19 novembre leur maintien en détention.

Epistémologie entrepreneuriale

L’idée maîtresse de la démarche critique que nous empruntons de ces quatre formes d’épistémologie est toute simple. Celle-ci ne nous oblige pas à peaufiner des dispositifs théoriques jamais envisagés. De tels dispositifs seraient, dans le meilleur des cas, ou bien pédants ou bien pesants, et dans le pire des cas, nous feraient courir, de par leur importance envahissante, le risque de nous éloigner de notre objectif initial. En revanche, la démarche critique inspirée par ces penseurs consiste en une réflexion accueillante et ‘non-impérialiste’ sur les objets idéels étudiés ou à étudier. Le représentant de l’épistémologie comparative exprime une telle attitude critique en ces termes : « … porter un jugement critique en philosophie c’est se placer, fût-ce provisoirement, dans un système de pensée et en éprouver la rigueur, en découvrir éventuellement les défauts… ». Abondant dans le même sens, le père de la théorétique dispose que « la critique réflexive consiste en la vérification des éléments qui fondent le savoir en eux-mêmes et en la vérification des éléments qui en découlent. Réfléchir sur un savoir revient à cerner le cadre théorique dans lequel ce savoir se déploie ». La démarche critique dont on vient de rappeler la spécificité, ne peut être menée à bien que dans une attitude d’accueil et d’ouverture vis-à-vis du thème qu’on veut explorer. Nous y découvrons une certaine déontologie en matière critique. Cette déontologie est double. D’un côté, le premier devoir du chercheur ne doit pas consister à démasquer des points obscurs d’un savoir qu’on se propose d’étudier. En cela, la critique philosophique n’est pas d’abord et avant tout une ‘remise en question’ ou bien une ‘déconstruction’. De l’autre, la démarche critique voulue implique que le premier devoir à remplir dans une étude critique n’est pas d’imposer quoi que ce soit au modèle théorique à l’examen comme s’il s’agissait de lui exiger de s’aligner sur les normes qui lui seraient totalement exogènes. Une telle exigence, est rappelée de manière simple et claire par le coryphée de l’épistémologie critique qui écrit : « Le but du discours épistémologique n’est pas d’imposer à la discipline étudiée une conception qui lui serait extérieure, mais d’expliciter autant qu’il est possible son armature interne et, éventuellement, à partir de là, de la critiquer en vue de l’aider à être plus étroitement fidèle à ses propres intentions profondes ». Pour faire bref, disons que l’étude critique qu’on s’assigne dans ce travail ne consiste ni en une ‘déconstruction’, ni à soumettre le mécanisme à des exigences autres que celles qui lui sont propres. Une telle critique, on ne peut la mener à bien qu’en adoptant une attitude d’accueil et d’ouverture vis-à-vis du thème qu’on voudrait explorer. Telle est le code de conduite que nous adoptons pour l’élaboration de cet essai. Il fallait s’attarder sur la façon dont nous entendons mener notre étude critique et à l’attitude d’esprit qu’elle impose pour mettre le lecteur en état de comprendre les considérations qui vont suivre. Plus d’informations sur le site spécialiste Séminaire Entreprise.

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Molenbeek

Alors que sept personnes sont en garde à vue en Belgique, en lien avec les attentats de Paris, tous les regards sont tournés sur la commune bruxelloise de Molenbeek, parfois considérée comme étant une base arrière des jihadistes en Europe. Les liens entre les attentats revendiqués par l’organisation de l’État islamique (EI) qui ont ensanglanté les rues de Paris le 13 novembre et la Belgique sont désormais clairs, selon les termes du ministre de l’Intérieur français Bernard Cazeneuve. C’est plus précisément sur Molenbeek Saint-Jean, l’une des 19 communes de Bruxelles-Capitale, que tous les regards sont désormais tournés. Dans cette agglomération défavorisée d’un peu moins de 100 000 habitants ont été arrêtées cinq des sept personnes placées en garde à vue Belgique au cours du week-end, dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris. Cinq d’entre eux ont été relâchés ce lundi 16 novembre. Né en Belgique et détenteur de la nationalité française, Salah Abdeslam, l’homme le plus recherché par les polices françaises et belges, a passé sa jeunesse à Molenbeek, comme son frère Brahim Abdeslam, identifié comme étant l’un des kamikazes de Paris. Il est également le frère de Mohamed, arrêté samedi à Molenbeek, puis remis en liberté. Ce matin encore, un quartier de la commune a été bouclé et une opération menée par les forces spéciales belges n’a débouché sur aucune arrestation. “Plaque tournante du terrorisme en Europe”, “sanctuaire pour islamistes radicaux”, “base arrière pour jihadistes”, les qualificatifs sulfureux accolés depuis plusieurs années à ancien centre industriel à forte population immigrée ne datent pas d’hier. Les responsables politiques belges ont bien conscience du phénomène. “Je constate qu’il y a presque toujours un lien avec Molenbeek, qu’il y a un problème gigantesque, a concédé dimanche à la télévision flamande VRT le Premier ministre Charles Michel. Les mois passés, beaucoup d’initiatives ont déjà été prises dans la lutte contre la radicalisation mais il faut aussi plus de répression”. De son côté, le ministre belge de l’Intérieur, Jan Jambon, a promis de “s’occuper personnellement” de Molenbeek Saint-Jean. Que ce soit Hassan el-Haski, condamné pour avoir été l’un des architectes des attentats de Madrid en 2004, ou Mehdi Nemmouche, le principal suspect de la tuerie du Musée juif de Bruxelles en mai 2014, ou encore Ayoub el-Khazzani, l’auteur de l’attentat manqué à bord du Thalys Amsterdam-Paris cet été, tous ont en commun d’avoir séjourné un certain temps à Molenbeek. En outre, Abdelhamid Abaaoud, présenté comme un membre éminent de l’EI et activement recherché par la police belge depuis janvier 2015, a également vécu dans la commune. Dans son édition de ce lundi, le journal flamand “De Standaard” affirme que ce dernier a fréquenté dans le passé Brahim Abdeslam. Citant une source proche de l’enquête française, Reuters indique ce lundi qu’Abdelhamid Abaaoud, qui se trouve actuellement en Syrie, est soupçonné d’être le cerveau des attentats de Paris. Interrogée sur la réputation trouble de sa commune, la bourgmestre (maire) Françoise Schepmans a semblé désemparée. “Que des terroristes soient passés par Molenbeek, une commune faisant partie d’une capitale et donc où il existe un anonymat et beaucoup de passage, ne m’étonne pas vraiment, a-t-elle expliqué au site d’information belge DH. Par contre que de jeunes Molenbeekois soient directement impliqués dans ces affaires de terrorisme, c’est très interpellant”. Et d’ajouter : “C’est difficile pour nous, je comprends que dans l’immédiateté de ces événements, on se focalise sur notre commune, mais Molenbeek est grande et très diversifiée. En fait, ce n’est qu’un seul quartier et quelques rues fréquentées qui sont impactés par ce phénomène de radicalisme violent”. Selon elle, cette radicalisation est liée au repli identitaire et religieux de la part de certains habitants de la commune, la deuxième plus jeune et la deuxième plus pauvre du royaume, dont la population a quadruplé en 20 ans. “Dans certains quartiers, la population est très dense, composée de personnes d’origine maghrébine à 80 %. L’anonymat est plus facile pour les gens de passage dotés de très mauvaises intentions […] Ils débarquent aussi dans des quartiers où le terreau de radicalisation est plus fertile […] Il aurait fallu être beaucoup plus ferme dès le départ”, dit-elle, reconnaissant au passage que Molenbeek a trop longtemps vécu dans le déni. Depuis le début de l’année, la commune a mis en place une formation destinée à repérer la radicalisation chez les habitants. Mais sous le sceau de l’anonymat, plusieurs responsables locaux ont indiqué manquer cruellement de moyens pour faire face seuls à la radicalisation. Si Molenbeek se retrouve de facto au cœur de l’actualité, ce phénomène ne concerne pas uniquement cette commune, comme le prouvent le démantèlement de filière ou l’arrestation d’individus radicalisés ces dernières années à Anvers, Bruxelles, Verviers, et Vilvorde, au point de faire apparaître la Belgique dans plusieurs affaires de terrorisme liées au jihadisme. Sans compter que, placée au cœur d’un continent où les frontières sont ouvertes et la liberté de mouvement garantie, la Belgique est devenue un carrefour très fréquenté par les jihadistes. “C’est une vieille histoire, depuis une vingtaine d’années, dans presque tous les grands dossiers islamistes, il y a une piste qui passe par la Belgique”, assure Claude Moniquet, expert des questions liées au terrorisme et président de l’European Strategic Intelligence and Security Center (Esisc), interrogé par France 24. “En effet, dès les années 1990, à l’époque où le GIA algérien s’en prenait à la France, c’est à Bruxelles que se trouvait souvent les bases arrières de ces groupes terroristes, explique-t-il. Avant cela, nous avions trouvé des filières jihadistes liées à la Bosnie, puis par la suite, d’autres liées à l’Irak et à l’Afghanistan”. Les experts aiment à rappeler que ce petit pays de 11 millions d’habitants est, dans l’Union européenne, celui qui compte le plus grand nombre de jihadistes partis combattre en Syrie et en Irak, proportionnellement à sa population. “Le nombre de départs en Syrie baisse de manière systématique en Flandre et en Wallonie, alors qu’à Molenbeek des gens continuent à partir, a confié dimanche, depuis Paris, le ministre belge de l’Intérieur. C’est pourquoi, en collaboration avec et à la demande de la police, nous allons davantage nous concentrer sur Molenbeek”.

L’action de l’idée

La tendance qu’a l’idée d’une action à la produire montre que l’idée est déjà l’action elle-même sous une forme plus faible. Au souvenir de quelque action énergique, par exemple d’un combat, il nous est très difficile de nous empêcher de répéter partiellement cette action. Une sorte de courant causé par l’émotion se précipite dans les mêmes voies et s’empare des mêmes muscles, au point de leur imposer une répétition réelle. Un enfant ne peut rendre compte d’une scène à laquelle il a pris part qu’en la reproduisant avec tous les détails. Remarquons en passant que c’est ce qui donne naissance au langage d’action; c’est aussi ce qui le rend si facilement intelligible pour les enfants eux-mêmes: nous interprétons rapidement les signes parce qu’ils sont le commencement des actes qu’ils représentent.—En pensant des mots ou une phrase, on sent une sorte d’impulsion et de mouvement se communiquer à la langue et aux autres organes de l’articulation, qui sont alors sensiblement excités. «L’articulation, dit M. Bain, est la seule différence qu’il y ait entre la représentation purement intellectuelle d’une idée et son expression vocale… Penser, c’est se retenir de parler ou d’agir.» Nous sentons à chaque instant combien il est facile de convertir nos idées en paroles; il suffit d’y ajouter une force mécanique presque insensible, de faire entendre un faible chuchotement. Il y a des gens qui sont si peu maîtres de leurs organes qu’ils articulent ou murmurent toutes leurs pensées; il en est d’autres qui, dans certains moments d’excitation, ne peuvent s’empêcher de se parler à eux-mêmes. L’idée seule du bâillement le provoque: «le frein qui accompagne ordinairement les idées d’action et qui les empêche de se traduire en mouvements, est trop faible dans ce cas; en conséquence l’idée devient à elle seule l’expression complète de la réalité.» Ce frein résulte du mécanisme des forces: les mouvements commencés dans le cerveau tendent à se répandre et à se réaliser dans les muscles, mais ils rencontrent des mouvements déjà réalisés qui peuvent les contenir, ou d’autres courants nerveux qui les neutralisent. Les ondes produites par une pierre dans l’eau vont plus ou moins loin et sont neutralisées plus ou moins vite, selon la force du choc initial; de même il est en nous des tendances et des mouvements qui ne rayonnent pas jusqu’à la sphère visible de l’activité extérieure, mais qui n’en sont pas moins déjà l’action elle-même et le mouvement lui-même au premier degré.

Comment naissent les inégalités

J’ai toujours été effaré que la France ait pu tomber si bas, en matière de taxes et de subventions. Mais aujourd’hui, j’ai finalement trouvé un embryon de réponse à cette question. La semaine dernière, j’ai en effet suivi un congrès à Clermont en Auvergne lors duquel un intervenant a présenté un schéma que suivait la plupart des pays en matière de répartition de richesse. Cet intervenant a commencé par démontrer que dans les sociétés les plus pauvres, l’inégalité était assez faible. Ce qui est logique, puisque les habitants se trouvent dans l’ensemble dans la même position précaire : les inégalités de revenus sont donc automatiquement restreintes. Cependant, à partir du moment où la société s’enrichit, l’inégalité devient nettement plus sensible. Dans une phase de forte croissance, en effet, chacun ne progresse pas à la même allure. Durant cette étape primordiale, les clefs du succès résident principalement dans l’accès à des moyens financiers. Comme au départ, ces facteurs divergent très fortement selon les individus, l’augmentation de la richesse au sein de la société sera elle aussi dispensée de manière très inégale. La prospérité globale s’élèvera intensivement mais tout le monde n’en bénéficiera pas dans la même mesure. À partir d’un certain niveau de revenus, l’accent mis sur l’inégalité s’accroît et la redistribution gagne dès lors en importance. Le citoyen moyen est devenu un électeur, et il peut dès lors faire clairement entendre que la redistribution est primordiale selon lui, ce qui en fera de plus en plus une priorité politique. Les pays occidentaux se trouvent aujourd’hui dans cette phase de forte redistribution. Alors bien évidemment, la répartition des richesses est franchement honorable. Elle permet a priori une société plus juste. Mais le fait d’opter pour plus d’égalité n’est pas sans conséquence. La vaste redistribution demandée par les électeurs ne peut se faire qu’en décrétant de lourdes taxes au sommet de la répartition des revenus et en accordant d’importantes aides aux revenus à ceux qui se trouvent au bas de l’échelle. Cette association d’impôts et de primes diminue le potentiel d’une société à construire de la richesse. Si ce congrès à Clermont ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, je dois admettre que le discours de cet intervenant m’a fasciné, parce qu’il donnait une clef importante pour comprendre le monde actuel. Mais il est dommage que cette trop grande volonté d’égalité passe par un tel nivellement par le bas. D’avantage d’infos et les inscriptions pour le prochain événement sont disponible sur le site de l’organisateur de ce séminaire en Auvergne. Suivez le lien.

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